
Vous avez signé l’hypothèque. Payé les rénovations. Accumulé des souvenirs dans chaque pièce. Mais sauriez-vous dire exactement ce que couvre votre assurance habitation si un refoulement d’égout inondait votre sous-sol cette nuit? La plupart des propriétaires que j’accompagne découvrent leurs lacunes de couverture au pire moment : quand le sinistre frappe. Ce guide vous explique concrètement comment un courtier d’assurance peut éviter ce scénario et protéger ce que vous avez bâti.
Information importante
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en assurance personnalisé. Consultez un courtier d’assurance certifié pour évaluer vos besoins spécifiques.
Protection patrimoine : l’essentiel en 30 secondes
- Le courtier compare plusieurs assureurs pour vous — sans frais directs de votre poche
- Les dégâts d’eau représentent le risque numéro un au Québec, et beaucoup de polices excluent le refoulement d’égout sans avenant
- En cas de sinistre, votre courtier négocie avec l’assureur à votre place
- Faire réévaluer votre couverture tous les 2-3 ans évite la sous-assurance
Ce que votre assureur direct ne vous dira jamais sur votre couverture
Franchement, ce qui me préoccupe le plus dans les dossiers que je traite? Les propriétaires convaincus d’être bien protégés. Ils paient leur prime chaque année, rangent leur police dans un tiroir, et ne la ressortent jamais. Jusqu’au jour où.
L’assureur direct vous vend un produit. C’est son métier. Il ne va pas spontanément vous suggérer une couverture plus complète chez un concurrent. Il ne va pas non plus vous alerter si la valeur de reconstruction de votre maison a grimpé de 40 % depuis votre dernière évaluation. Ce n’est pas de la mauvaise foi — c’est juste que ce n’est pas son rôle.
Les 3 pièges qui coûtent cher aux propriétaires québécois
- Sous-évaluation de la reconstruction : Dans ma pratique, j’observe régulièrement que les propriétaires sous-estiment le coût de rebâtir leur maison. Avec l’inflation des matériaux, l’écart peut représenter 30 à 40 % entre l’indemnisation reçue et les coûts réels.
- Avenants manquants : Le refoulement d’égout, les tremblements de terre, les dégâts d’eau par infiltration — ces risques ne sont souvent pas inclus dans le contrat de base.
- Exclusions ignorées : Saviez-vous que certaines polices excluent les dommages si votre résidence est inoccupée plus de 30 jours consécutifs?
Je ne dis pas que tous les assureurs directs sont à éviter. Ce serait faux. Mais leur modèle d’affaires ne les incite pas à magasiner pour vous. Selon le rapport de l’Institut climatique du Canada, seulement 10 à 15 % des ménages canadiens sont couverts contre les inondations par ruissellement. Le reste? Ils l’apprendront au mauvais moment.
Court constat. Brutal mais vrai.
Le courtier, votre allié face aux risques spécifiques du Québec

Notre climat québécois ne fait pas de cadeaux. Verglas en janvier, redoux brutal en février, pluies torrentielles au printemps. Chaque saison apporte son lot de risques que votre police d’assurance habitation standard ne couvre pas nécessairement. Un courtier connaît ces particularités et adapte votre protection en conséquence — c’est justement ce que propose jgfortin.com aux propriétaires de la grande région de Montréal depuis des décennies.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. D’après le Bureau d’assurance du Canada, les sinistres catastrophiques assurés au Québec atteignent en moyenne 877 millions de dollars par année depuis cinq ans. En 2024, le Canada a battu un record avec 9,1 milliards de dollars en dommages assurés.
Ce que j’ai constaté chez les Tremblay après leur dégât d’eau
J’ai accompagné cette famille de Longueuil après un refoulement d’égout dans leur maison unifamiliale. Huit ans de propriété, jamais de sinistre majeur. Ils pensaient être couverts. Sauf que leur assureur direct avait omis de leur proposer l’avenant spécifique pour le refoulement — une option payante, certes, mais indispensable.
Résultat initial : l’assureur refusait une partie de la réclamation. J’ai repris le dossier, identifié une clause mal interprétée dans leurs conditions générales, et négocié directement avec l’expert mandaté. La situation s’est finalement débloquée, mais ça aurait pu se régler en deux semaines au lieu de six.
Ce constat est limité à mon périmètre d’exercice au Québec et peut varier selon votre région et votre type de propriété.
Ce genre de situation, j’en vois plusieurs par année. Les refoulements d’égout et infiltrations suite à inondation sont d’ailleurs reconnus comme risques admissibles au Programme général d’aide financière du gouvernement, selon les données du Portail de l’assurance. Les indemnités gouvernementales sont passées de 23 millions de dollars en 2022 à 72 millions en 2024. Ça vous donne une idée de l’ampleur du problème.
Mon conseil? Ne présumez jamais que votre couverture de base suffit. Faites vérifier par un courtier.
Comment le courtier vous fait économiser (sans rogner sur les garanties)
L’objection que j’entends le plus souvent : « Un courtier, ça doit coûter plus cher. » Faux. Dans la grande majorité des cas, le courtier est rémunéré par une commission versée par l’assureur — pas par vous directement. Vous bénéficiez de son expertise sans débourser de frais de consultation.

L’économie vient d’ailleurs. Un courtier a accès à plusieurs compagnies d’assurance. Il peut comparer les primes, les franchises, les exclusions. Quand vous appelez un assureur direct, vous obtenez leur prix. Point final. Avec un courtier, vous obtenez le meilleur rapport couverture-prix disponible sur le marché pour votre profil.
L’autre source d’économie? Éviter la sur-assurance autant que la sous-assurance. Payer pour des garanties dont vous n’avez pas besoin, c’est du gaspillage. Ne pas avoir les bonnes garanties, c’est une bombe à retardement.
Mon conseil pour votre prochain renouvellement
Faites réévaluer votre couverture tous les 2 à 3 ans minimum. Si vous avez rénové la cuisine, fini le sous-sol, ou si les coûts de construction ont augmenté dans votre secteur, votre valeur de reconstruction a changé. Un courtier peut recalculer ça en une rencontre.
Petite parenthèse pour les lecteurs français : en France, la loi Hamon pour votre assurance auto facilite le changement d’assureur après un an de contrat. Au Québec, les règles diffèrent, mais le principe reste : vous n’êtes pas prisonnier de votre assureur actuel. Un courtier peut gérer la transition pour vous.
La vraie question n’est pas « est-ce que ça coûte cher? » mais « est-ce que je suis bien protégé pour ce que je paie? »
Sinistre : quand le courtier fait vraiment la différence
C’est ici que la valeur du courtier devient tangible. Quand le sinistre frappe, vous êtes stressé, débordé, parfois en état de choc. Appeler un numéro 1-800 pour tomber sur un agent de centre d’appels qui ne connaît pas votre dossier? Pas exactement rassurant.
Votre courtier, lui, connaît votre police. Il sait quelles garanties vous avez souscrites, quelles exclusions s’appliquent, et comment formuler votre réclamation pour maximiser vos chances d’indemnisation. Il devient votre représentant face à l’assureur — pas leur employé.
Je me souviens d’un dossier traité à Laval, hiver 2024. Marc et Sophie, un couple avec deux enfants, maison de plain-pied dans le quartier Vimont. Infiltration d’eau par le toit lors d’un redoux suivi d’un gel intense. Le premier expert mandaté par l’assureur concluait à un défaut d’entretien de leur part — ce qui aurait justifié un refus partiel.
J’ai demandé une contre-expertise. Six semaines plus tard (au lieu des trois espérées, je ne vais pas vous mentir), l’indemnisation a été versée. Avec la franchise appliquée, certes. Mais sans courtier? Ce couple aurait probablement accepté le premier refus partiel, faute de savoir qu’il pouvait contester.
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Déclaration du sinistre directement à votre courtier — il ouvre le dossier et vous guide sur les premiers gestes -
Ouverture officielle du dossier auprès de l’assureur, premiers conseils sur la documentation à rassembler -
Visite de l’expert mandaté pour évaluer les dommages — votre courtier peut vous accompagner -
Négociation de l’indemnisation si désaccord sur le montant ou les causes -
Versement de l’indemnité — délai variable selon la complexité du dossier
Cette liste n’est pas exhaustive — chaque sinistre a ses particularités. Mais l’idée centrale reste : vous n’êtes pas seul face à la machine administrative. Pour approfondir les garanties de votre assurance habitation, prenez le temps de relire votre police avec un professionnel.
Vos questions sur le courtage d’assurance au Québec
Un courtier d’assurance, ça coûte combien?
Dans la plupart des cas, le courtier est rémunéré par une commission versée par l’assureur. Vous ne payez pas de frais de consultation directement. Son intérêt? Vous garder comme client sur le long terme, donc vous trouver la meilleure couverture possible.
Quelle différence entre courtier et agent d’assurance?
L’agent représente une seule compagnie d’assurance. Le courtier est indépendant et travaille avec plusieurs assureurs. Il peut donc comparer les offres et vous proposer celle qui correspond réellement à votre situation. Au Québec, tous deux doivent être certifiés — depuis le 4 juillet 2025, c’est la nouvelle Chambre de l’assurance (issue de la fusion ChAD-CSF) qui supervise la profession.
Quand devrais-je consulter un courtier?
Idéalement : avant votre prochain renouvellement, après un achat immobilier, après des rénovations majeures, ou si vous avez un doute sur votre couverture actuelle. Mon conseil? N’attendez pas le sinistre pour découvrir vos lacunes.
Comment choisir un bon courtier au Québec?
Vérifiez d’abord qu’il est bien certifié par l’Autorité des marchés financiers. Ensuite, privilégiez un courtier qui prend le temps de comprendre votre situation plutôt que de vous proposer un produit standard. Le bouche-à-oreille reste souvent le meilleur indicateur.
Puis-je changer d’assureur en cours de contrat?
Oui, généralement au terme de votre contrat annuel. Votre courtier peut gérer la transition et s’assurer qu’il n’y a pas de période sans couverture. Certains contrats permettent une résiliation anticipée sous conditions — là encore, un courtier saura vous conseiller.
Limites de ce guide sur la protection patrimoniale
- Ce guide ne remplace pas une analyse personnalisée de vos besoins d’assurance par un courtier certifié
- Les garanties, exclusions et tarifs varient selon les assureurs et votre profil de risque
- Chaque patrimoine familial présente des spécificités nécessitant une évaluation sur mesure
Risques à considérer :
- Risque de sous-assurance si la valeur de reconstruction est mal évaluée
- Risque de refus d’indemnisation si les exclusions ne sont pas comprises à la souscription
- Risque de gaps de couverture entre différents contrats (habitation, auto, responsabilité civile)
Pour une évaluation complète, consultez un courtier d’assurance certifié par l’Autorité des marchés financiers du Québec.
Et maintenant?
Protéger votre patrimoine familial, ce n’est pas cocher une case et oublier. C’est un processus. Les risques évoluent, les coûts de reconstruction augmentent, votre situation change.
Votre plan d’action pour les 30 prochains jours
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Ressortez votre police d’assurance habitation et identifiez les exclusions en caractères gras
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Vérifiez si vous avez les avenants pour refoulement d’égout et dégâts d’eau par infiltration
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Notez la date de votre dernière évaluation de la valeur de reconstruction
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Prenez rendez-vous avec un courtier certifié avant votre prochain renouvellement
Une question à vous poser honnêtement : si un sinistre majeur frappait demain, seriez-vous vraiment en mesure de reconstruire ce que vous avez bâti? La réponse mérite plus qu’une supposition.